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MAISONSGOUTTE
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de la commune de
Maisonsgoutte

Historique

Origines

L'époque à laquelle le village de Maisonsgoutte (Meissengott) a été fondé, ne peut être déterminée avec précision.

Néanmoins, il est certain que la localité existait déjà au début du 14ème siècle puisqu'un acte d'église de la paroisse de Saint-Martin de 1343 mentionne le nom de notre Commune qui possédait à l'époque 2 annexes : Engelsbach et Wagenbach qui étaient dénommées en patois roman « Girligoutte » et « Wambé ».

Dans d'autres actes de la même époque, Maisonsgoutte est dénommé Dyezelbach, mais aussi Thieselbach. Plus tard, en l'an 1423, le nom du village deviendra Hüszelbach qui signifie « Hisel am Bach » (maisonnettes près de la rivière). L'origine de cette dénomination laisse deviner que les premières constructions furent érigées le long de la rivière (Giessen). Une ancienne tradition indique la Krötengasse (Rue des crapauds) comme la plus ancienne partie des lieux avec une des plus vieille maison du village, appelée encore souvent « s'Wirchninishaus », qui y est d'ailleurs située et son magnifique linteau, orné des outils de tonnelier, porte la date de 1599 (N° 7, rue Wagenbach). Cette maison avait été détruite partiellement par un incendie et reconstruite entièrement à cette date. Le nom du village changera par la suite en Maisonsgoutte, Maisengott ou Meissengott.

Ces multiples variations de nom résument à elles seules les vicissitudes de l'histoire de notre village. N'oublions pas qu'il est situé sur une voie de passage, l'ancienne route du sel puis plus tard « Landstrass » utilisée aussi bien par les marchands que par les troupes, mais aussi à la frontière linguistiques entre les domaines germanique et roman.


Maisonsgoutte est aussi une curiosité linguistique en alsace :
Le nom bien obscur sous sa forme française, qui ne s'arrange pas en dialecte, bien au contraire, car Meisengott signifie « le dieu des mésanges ».

Dans Meisengott-Maisonsgoutte, le nom de Dieu n'a bien sûr rien à voir. Il s'agit du suffixe lorrain –goutte, désignant une « source intermittente sur une colline », la forme –gott en représente la germanisation purement phonétique. Quant au radical, il faut renvoyer dos à dos les maisons et les mésanges et y voir une racine Meis-, Mas-, Mos-, associée à des lieux humides et des rivières.

Tradition folklorique à Maisonsgoutte : Schiewahuffa
Meisengott signifie « le dieu des mésanges »


Histoire

C'est devant le restaurant «à la Couronne» de Théodore VONNE à Maisonsgoutte (61, Grand-Rue)

qu'un jeune garçon de neuf ans, Joseph MEISTER de Steige, fut mordu le 4 Juillet 1885 par le chien du propriétaire.

Ce banal accident attira, en peu de mois, l'attention du monde entier, et le nom de sa victime se trouva associé à celui d'un des plus grands savants de l'époque, Louis PASTEUR.

Quand la mère du blessé eut appris que ce chien était enragé et sur conseil du Dr Weber de Villé, elle n'hésita pas. Pour sauver son enfant, elle prit donc le chemin de Paris afin d'y consulter un chimiste dont elle ne connaissait que le nom : Pasteur. Emu par le courage de Madame MEISTER, le savant accepta, malgré ses scrupules, d'essayer sur le petit Alsacien sa méthode de prophylaxie de la rage, qu'il avait expérimentée avec succès sur un grand nombre d'animaux, mais jamais encore sur l'homme.

Ainsi, Joseph MEISTER devint le premier être humain sauvé de la rage.

Joseph Meister vers 1885


Tradition

« Le Schiewahuffa » à Maisonsgoutte pendant les vacances de Carnaval

Unique dans la région,

le « Schiewahuffa » marque la fin de l'hiver et annonce le début des beaux jours au travers de bûchers que l'on allume à la tombée de la nuit.

Le « schiewahuffa » représente un tas de fagots de branches, préparés au cours de l'hiver par les jeunes et les conscrits du village, que l'on dispose autour d'un « maya » (grand sapin).

Des « Schiewahuffa » sont éparpillés un peu partout dans le village, sur différentes collines.

C'est dans une ambiance conviviale que l'on peut faire le tour des différents « Schiewahuffa » tout au long de la journée. Le point de vue de la « Ebeneit » offre aux visiteurs beignets, vin chaud ou café en attendant l'allumage des bûchers.

La tradition veut que les conscrits (jeunes qui ont 18 ans dans l'année), sollicitent la générosité des habitants et des passants en chantant dans le village.

Schiewahuffa, tradition à Maisonsgoutte
Schiewahuffa, bûcher en feu


Célébrités

André ZIMMERMANN, natif de Maisonsgoutte, ancien coureur cycliste et grimpeur talentueux, a remporté le tour de l'avenir en 1963. Passé professionnel, il fut coéquipier de Jacques Anquetil sur les routes du tour.

André Zimmermann, coureur cycliste





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